Le gouvernement haïtien affirme avoir autorisé leur remise à la demande des autorités américaines, après près de cinq années de procédure sans procès en Haïti. Les suspects doivent désormais comparaître devant la justice fédérale en Floride.
Mais pourquoi transférer maintenant des personnes déjà inculpées par la justice haïtienne ? Quelle procédure juridique précise a permis leur départ ? Qu’adviendra-t-il du volet haïtien du dossier et des éléments de preuve recueillis pendant cinq ans ? Autant de questions qui prennent une importance particulière après cette opération.
Un autre élément alimente les interrogations : selon Le Quotidien 509, citant une source proche de l’opération, Joseph Félix Badio n’aurait pas figuré sur la première liste préparée pour le transfert des détenus colombiens. Cette information mérite toutefois une confirmation indépendante.
Aux États-Unis, les procureurs indiquent que l’enquête est loin d’être terminée. Trente personnes ont désormais été inculpées dans le dossier, et les enquêteurs américains disent vouloir poursuivre ceux qui auraient financé, facilité ou soutenu le complot.
Le transfert permet donc à la procédure américaine d’avancer, mais laisse une question centrale en Haïti : quelle place restera-t-il désormais à la justice haïtienne dans l’établissement complet des responsabilités entourant l’assassinat de son ancien président ?
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