Port-au-Prince, 4 novembre 2026. — L’insécurité continue de faire peser de lourdes contraintes sur les entreprises haïtiennes. Cette fois, c’est la Brasserie Nationale d’Haïti (BRANA), filiale du groupe Heineken, qui serait concernée.

Selon une publication du compte  Passion Infos Plus sur X, une note interne adressée au personnel annoncerait une suspension temporaire des activités afin de protéger les employés.

La publication précise qu’une équipe réduite continuerait d’assurer certaines fonctions indispensables, dans la mesure où les conditions de sécurité le permettraient.

Une reprise conditionnée à l'évolution de la sécurité

D'après le texte relayé sur X, la reprise normale des activités de BRANA dépendrait de l'amélioration de la situation sécuritaire.

La durée de la suspension, les installations concernées et les conséquences éventuelles sur la production ou la distribution n'ont pas été précisées.

Cette annonce intervient dans un environnement économique particulièrement difficile. L'Association des Industries d'Haïti (ADIH) avait déjà alerté sur les conséquences de l'insécurité, notamment les interruptions d'activité, les difficultés d'approvisionnement et les risques pesant sur l'emploi.

Une entreprise importante pour l'économie haïtienne

Fondée en 1973, BRANA est l'un des principaux producteurs de boissons du pays. L'entreprise indique employer environ 1 400 personnes et jouer un rôle important dans la production locale et les circuits de distribution.

Une suspension prolongée pourrait affecter ses salariés, ses fournisseurs, ses distributeurs et les commerçants qui dépendent de ses produits. L'ampleur de ces conséquences reste toutefois impossible à déterminer à ce stade.

Cette situation illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les entreprises qui tentent de maintenir leurs activités dans un contexte de violences armées persistantes.

La sécurité des employés apparaît comme la principale justification de la décision rapportée. Reste désormais à savoir combien de temps cette suspension pourrait durer et quelles mesures permettraient une reprise normale des opérations.