L'intervention de la CEPALC a porté sur plusieurs enjeux jugés déterminants : la disponibilité et la fiabilité des données, la formalisation du système, et les conditions de sa durabilité.

Une meilleure infrastructure de l'information

Selon la CEPALC, la réforme doit s'appuyer sur une organisation plus rigoureuse de l'information. La construction d'une véritable infrastructure de données figure parmi les orientations principales avancées, afin de mieux cerner la situation des travailleurs, des cotisants et des futurs bénéficiaires.

La formalisation, un axe central

Dans un pays où une large part de l'économie reste informelle, l'élargissement de la couverture sociale demeure un défi majeur. Les échanges ont souligné la nécessité d'inscrire la réforme dans un cadre normatif solide, garant de cohérence et de stabilité institutionnelle.

La question de la suffisance et de la revalorisation des prestations a également été abordée, avec l'enjeu de garantir aux retraités des revenus mieux adaptés à leurs besoins, sans compromettre la viabilité financière du système.

Un pacte social à construire

Au-delà des aspects techniques, le forum met en avant la dimension sociale de la réforme, envisagée comme un véritable pacte social associant travailleurs, employeurs, institutions publiques et bénéficiaires actuels et futurs.

La participation de la CEPALC vient enrichir ces travaux, qui doivent s'achever ce vendredi 18 septembre 2026, après plusieurs séances consacrées aux défis de la retraite en Haïti.