La semaine de haut niveau de l’Assemblée générale est prévue du 18 au 28 septembre, tandis que le débat général des chefs d’État et de gouvernement doit se tenir du 22 au 28 septembre à New York.

Un monde marqué par des crises simultanées

À l’approche de cette séquence diplomatique, António Guterres insiste sur la nécessité de restaurer la coopération entre les États dans un contexte international marqué par plusieurs crises en même temps.

La 81e session est organisée autour du thème « Restaurer la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations Unies qui agit pour tous ». L’objectif affiché est de relancer le multilatéralisme, de renforcer l’action collective en matière de paix et de sécurité et d’accélérer les progrès vers les Objectifs de développement durable.

Gaza et le Moyen-Orient au centre des préoccupations

La guerre et les tensions au Moyen-Orient devraient occuper une place importante dans les discussions.

L’ONU continue de défendre une solution politique fondée sur la coexistence de deux États, israélien et palestinien, tout en alertant sur les conséquences humanitaires persistantes du conflit à Gaza.

Les récentes destructions, les déplacements de population et les difficultés d’accès à l’aide humanitaire devraient rester au cœur des échanges entre les dirigeants présents à New York.

Le Soudan : Guterres demande des comptes aux soutiens extérieurs

Le secrétaire général a également durci son discours concernant la guerre au Soudan.

Il a appelé à tenir responsables les pays qui alimentent le conflit en fournissant armes, technologies ou soutien logistique aux parties engagées dans les combats. Selon l’ONU, plus de 14 millions de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit en avril 2023.

Pour Guterres, les interventions extérieures contribuent directement à prolonger les combats et à aggraver la situation des civils.

L’intelligence artificielle devient un dossier diplomatique majeur

Autre sujet fortement mis en avant : l’intelligence artificielle.

Guterres estime que le développement rapide de systèmes d’IA puissants nécessite davantage de coopération internationale et de règles communes. Il doit aborder cette question avec plusieurs dirigeants pendant la semaine de haut niveau.

Le secrétaire général met notamment en garde contre une compétition technologique sans garde-fous qui pourrait conduire à une « course vers le bas » en matière de sécurité.

La question oppose déjà plusieurs responsables politiques et dirigeants technologiques sur le niveau de réglementation jugé nécessaire.

Climat, pandémies et montée des eaux également au programme

L’Assemblée générale ne sera pas consacrée uniquement aux conflits.

Plusieurs réunions de haut niveau sont prévues sur l’action climatique et la transition juste, l’élévation du niveau de la mer, la prévention et la préparation aux pandémies, ainsi que sur le droit au développement.

La montée des eaux constitue notamment un enjeu important pour les petits États insulaires et les pays côtiers particulièrement exposés aux effets du changement climatique.

Restaurer la confiance dans l’ONU

La grande question de cette session sera aussi celle de la crédibilité du système multilatéral.

Face aux rivalités entre grandes puissances, aux guerres prolongées et aux difficultés du Conseil de sécurité à parvenir à des positions communes sur plusieurs crises, l’ONU cherche à démontrer qu’elle peut encore servir de cadre efficace pour la coopération internationale.

La semaine de haut niveau donnera donc à voir les priorités des grandes puissances, mais aussi celles des pays en développement, particulièrement sur la sécurité, la dette, le climat, le commerce, le développement et la réforme des institutions internationales.

Une semaine diplomatique particulièrement attendue

Les chefs d’État et de gouvernement commenceront leurs interventions devant l’Assemblée générale à partir du 22 septembre.

Le débat général se poursuivra jusqu’au 28 septembre, avec plusieurs réunions thématiques organisées en parallèle.

Dans un contexte international marqué par de multiples conflits et par de profondes transformations économiques et technologiques, cette 81e session devrait devenir l’un des principaux rendez-vous diplomatiques de l’année.