À Gressier, le climat semble avoir changé dans plusieurs zones où les forces de sécurité ont intensifié leurs opérations contre les groupes armés. La Police nationale d’Haïti (PNH), appuyée par la Task Force, poursuit depuis le début du mois de septembre une offensive visant à reprendre le contrôle de secteurs affectés par l’insécurité.

Dans certaines localités, la présence visible d’hommes associés au groupe armé connu sous le nom de « 103 Zombies » semble avoir diminué après les interventions. Cette évolution est accueillie avec satisfaction par plusieurs membres de la population et de la société civile de Gressier.

La PNH et la Task Force avancent sur le terrain

Selon les informations rendues publiques par la PNH, plusieurs unités spécialisées ont été mobilisées dans le cadre des opérations lancées à Gressier. Les forces de l’ordre ont notamment pénétré dans des espaces auparavant occupés par des groupes armés, dont la zone de Belvi et un secteur présenté comme le quartier général de « Bakòp San Fwontyè ».

L’objectif annoncé est de démanteler les groupes armés présents dans la commune et de rétablir progressivement la sécurité dans les zones affectées.

Des applaudissements dans la population

Les avancées enregistrées sur le terrain ont suscité des réactions positives. Des représentants de la société civile de Gressier ont publiquement salué les interventions de la PNH et de la Task Force contre le gang « 103 Zombies ».

Pour certains habitants, ces opérations représentent un signal d’espoir après une longue période marquée par la peur, les déplacements forcés, les attaques armées et les difficultés de circulation.

La population encourage toutefois les forces de sécurité à ne pas ralentir les opérations et à poursuivre leur progression dans les zones où des hommes armés pourraient tenter de se replier.

Les hauteurs de Gressier restent stratégiques

Plusieurs acteurs locaux insistent particulièrement sur la nécessité de sécuriser les collines et les zones rurales de la commune.

Selon des témoignages relayés par la presse locale, certaines interventions ont bénéficié de moyens aériens, notamment de drones. Des membres de la société civile souhaitent que ce type de dispositif soit utilisé pour empêcher les groupes armés de déplacer leurs positions vers les hauteurs.

Une absence visible qui ne signifie pas encore une victoire définitive

Même si des membres du groupe « 103 Zombies » semblent beaucoup moins visibles dans plusieurs secteurs concernés par les opérations, la prudence reste nécessaire.

La PNH n’a pas annoncé la disparition ou le démantèlement complet du groupe armé. Les autorités continuent d’ailleurs de renforcer leur présence dans la commune afin de rechercher les individus armés et de réduire leur capacité à reprendre les zones récupérées.

La consolidation des positions demeure donc un enjeu essentiel. Plusieurs expériences récentes ont montré que la reprise temporaire d’un territoire ne garantit pas nécessairement son contrôle durable.

Gressier veut retrouver une vie normale

Au-delà des opérations policières, les habitants espèrent surtout pouvoir reprendre leurs activités quotidiennes, circuler librement et retourner dans les quartiers qu’ils avaient dû abandonner.

La reprise durable des routes, des zones résidentielles et des espaces économiques pourrait permettre à de nombreuses familles de retrouver progressivement une vie plus normale.

Pour l’instant, les opérations de la PNH et de la Task Force continuent. À Gressier, les premiers résultats visibles sont accueillis avec soulagement, mais la population attend surtout que cette progression se transforme en sécurité durable.

Sources : Police nationale d’Haïti, presse locale et informations publiques disponibles en septembre 2026.