Un asile « pour raisons humanitaires »
Gueorgui Borisenko affirme que Moscou a accordé l'asile à Assad pour des raisons humanitaires et que cette décision est définitive. Selon plusieurs médias, il a précisé que la Russie ne remettrait l'ancien dirigeant ni à la Syrie ni à un autre pays, quelle que soit la procédure juridique engagée. Il n'a pas dit si Damas avait déposé de nouvelle demande formelle d'extradition. Interrogé sur le maintien du contrôle autonome des bases russes en Syrie, il n'a pas répondu, selon l'agence UNN.
Le diplomate a aussi souligné que les relations entre Moscou et Damas évoluent de manière constructive, malgré ce désaccord.
Une condamnation à mort le 11 août
Le 11 août, la quatrième cour criminelle de Damas a condamné Bachar al-Assad à la peine capitale par contumace pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, notamment meurtre et torture, commis pendant la guerre civile déclenchée en 2011. Son procès s'était ouvert en avril 2026, en son absence. Le juge Fakhr al-Din al-Aryan a déclaré : « Il est donc condamné à mort ».
C'est la première condamnation de membres de l'ancien régime depuis sa chute. Son frère Maher al-Assad, lui aussi réfugié en Russie, a été condamné à mort par contumace. Leur cousin Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa, seul accusé présent à l'audience, a été condamné à mort par pendaison. Au total, neuf personnes ont été condamnées à mort, dont une déjà décédée. Des Syriens se sont rassemblés devant le Palais de justice de Damas pour célébrer le verdict.
Une condamnation surtout symbolique
Assad a fui la Syrie avec sa famille en décembre 2024, lorsque les forces rebelles sont entrées à Damas, après plus de cinq décennies de pouvoir de la famille Assad. Il vit depuis en Russie. Tant que Moscou refuse de le livrer, sa condamnation reste théorique. Sa portée est avant tout symbolique pour la justice de transition réclamée par les organisations internationales : la guerre civile a fait plus de 500 000 morts et déplacé des millions de personnes.
Cette fermeté russe montre que Moscou entend protéger son ancien allié et préserver ses intérêts en Syrie, notamment le maintien de ses bases militaires, sujet que le diplomate n'a pas voulu aborder. Pour Damas, elle rend le jugement d'Assad quasi impossible dans l'immédiat.
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