Le mouvement, commencé en région parisienne avant de s’étendre au reste du pays, porte notamment sur le manque d’enseignants, les classes surchargées, l’état de certains bâtiments scolaires et les moyens accordés à l’enseignement public.

La contestation a également gagné les universités. Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, indique que 30 à 40 sites universitaires sont bloqués ou fermés lundi. Interrogé sur la possibilité d’un embrasement national lors de la mobilisation de mardi, il a reconnu craindre une extension du mouvement aux étudiants.

La situation est déjà marquée par de sérieux incidents. Le gouvernement fait état d’environ 5 000 interpellations, majoritairement de mineurs, ainsi que de 24 établissements incendiés ou saccagés et de 78 membres du personnel de l’Éducation nationale blessés depuis le début de la mobilisation.

La journée du mardi 6 octobre, présentée comme un « acte III » de la mobilisation, sera donc particulièrement surveillée. Plusieurs organisations syndicales ont appelé à rejoindre le mouvement, tandis que le gouvernement affirme vouloir distinguer les revendications des élèves des violences commises en marge des rassemblements.