D’après les témoignages rapportés, les personnes chargées de collecter ces sommes se déplaceraient avec des cadenas. Lorsqu’un résident ou une famille se trouve dans l’incapacité de payer, l’accès au logement pourrait ainsi être bloqué.

Une forme d’extorsion qui frappe directement les familles

Cette pratique s’apparenterait à un système d’extorsion dans lequel certains habitants seraient contraints de payer pour continuer à occuper normalement leur propre domicile ou exercer leurs activités dans les secteurs contrôlés par les groupes armés.

La situation serait particulièrement difficile pour les familles disposant de faibles revenus. Aux dépenses quotidiennes s'ajouteraient ainsi des sommes imposées sous la menace, dans un contexte où de nombreux ménages rencontrent déjà d'importantes difficultés économiques.

Le refus ou l’impossibilité de payer pourrait exposer les personnes concernées à des représailles, ce qui contribue à installer un climat de peur et réduit considérablement la capacité des victimes à dénoncer publiquement ces pratiques.

Les gangs cherchent à imposer leur propre système

Au-delà de la collecte d’argent, de telles pratiques illustreraient une volonté des groupes armés d’exercer un contrôle direct sur les populations vivant dans les territoires où leur présence est importante.

Le fait de décider qui peut accéder à son logement, circuler ou poursuivre une activité économique constitue une forme particulièrement préoccupante de contrôle territorial.

Cette situation pose également la question de la capacité des autorités à protéger les habitants et à rétablir durablement l'autorité de l'État dans les secteurs concernés.