La mesure fait suite aux incidents survenus aux accès du Stade olympique Félix-Sánchez avant la rencontre de Ligue des Nations de la Concacaf remportée 4-1 par Haïti face à la République dominicaine. Des supporters ont forcé un accès et une porte du stade a été endommagée. Kelvin Cruz a qualifié ces faits d'« inacceptables » et invoqué la nécessité de protéger les installations financées par l'État dominicain.

L'affaire a ensuite pris une dimension politique après les propos de Wilson Isidor, qui a déclaré après la rencontre « La Hispaniola es Haití » (« Hispaniola est Haïti »). L'ambassade d'Haïti en République dominicaine a pris ses distances avec ces déclarations, indiquant qu'elles avaient été faites dans l'émotion de la victoire et ne représentaient pas la position officielle de l'État haïtien.

Une précision importante pour notre article : selon Diario Libre, le veto ne signifie pas nécessairement qu'Haïti ne pourrait plus jamais jouer en République dominicaine en tant qu'équipe visiteuse. La portée immédiate de la mesure concerne l'utilisation des installations dominicaines par la sélection haïtienne, notamment la possibilité envisagée de les utiliser comme terrain « à domicile ».

C'est donc ce dernier point que je garderais très précis dans le titre et dans l'article afin de ne pas présenter le veto comme une interdiction territoriale absolue qui dépasserait ce qui a effectivement été annoncé.