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Normil Rameau, dans l’étreinte d’un intérimat.

…Et s’il était soustrait du carcan ad interim.

L’actuel chef de la Police haitienne, Rameau Normil, est jusque-là, provisoirement maintenu à son poste, après environs neuf (9) mois depuis qu’il a remplacé Michel-Ange Gédéon au poste de Directeur Général de la PNH.

Le Président Jovenel Moïse, selon ses aspirations politiques, … et autres intérêts indéfinis, l’avait préféré, n’ayant pas d’autre choix au lieu de s’accointer avec Michel-Ange Gédéon dont le mandat triennal était arrivé à échéance en juillet 2019.

Aussi, n’a-t-il pas pris de temps pour le révoquer sans ménagement. Jovenel Moïse, croit, ce faisant, se débarrasser d’un ennemi qui avait son arme légale tournée contre lui et son pouvoir politique. Il s’en est suivi, pour le remplacer, un arrêté présidentiel, paru en date du 27 Août 2019 dans le Journal Officiel de l’Etat « Le Moniteur » qui avait, en effet, nommé Rameau Normil, comme nouveau Directeur général a.i de la Police Nationale d’Haïti.

Cette nouvelle fonction occupée dans un contexte sociopolitique troublant et bouillonnant, va le mettre dans une véritable galère à laquelle Rameau Normil, peut-être, n’avait pas pensé un instant.

Les difficultés d’ordre politique et institutionnelle qu’il a rencontrées depuis son accession à la tête de la Direction générale de la PNH, ne sont pas du tout favorables à donner de résultats satisfaisants au niveau de la sécurité nationale.

C’est donc, dans une ambiance de grandes turbulences de toutes sortes que celui qui a excellemment dirigé la DCPJ durant une période septénnale, va éprouver l’aventure d’être un DG par intérim (a.i). Ce chapeau a.i, il le supporte péniblement. Et point besoin d’étaler des manoeuvres indignes des envieux du poste qui, à raison, sont apeurés, du simple fait que le commandement de la PNH est assujetti à son contôle. Gare à vous!

Rameau Normil est arrivé à la Direction générale de la PNH à un moment où l’effervescence politique est devenue accrue contribuant à accentuer une atmosphère d’instabilité sur toute la ligne, instabilité sociale, politique, économique, sécuritaire… Elle a, jour après jour, atteint un haut niveau de gravité. Les actions criminelles qui se répétent au quotidien suffisent pour l’étayer. Les unes plus inhumaines que les autres.

On en veut pour preuve cette vidéo affreuse qui circule sur les réseaux sociaux exposant les parties décapitées d’un corps masculin sans vie.

Des chefs de gang n’ont exprimé aucune gêne pour exhiber leurs armes de guerre sous les yeux de l’Etat. Autant dire que, le banditisme et la criminalité, au galop, prennent de plus en plus de la proportion pour atteindre leur point culminant. Personne ne le fait pas dire. C’est criant.

Resoudre le problème de l’insécurité devrait être l’un des défis avec lequel le DGPNH se doit de se colleter. Il n’a pas froid aux yeux. C’est le moins qu’on puisse affirmer. Il aurait pu réussir ça, si les autorités superieures de l’Etat, n’avaient pas restreint son commandement en le confinant dans une mauvaise logique d’intérimat.

Le président Jovenel Moïse n’est pas le premier chef d’Etat voulant avoir la haute main sur la force armée. C’est ce qui, clairement, explique le statut a.i du DGPNH. Sinon, pourquoi ne pas le confirmer à son poste comme certainement, il l’aurait fait pour un bandit légal.

Nul besoin alors, de s’agiter l’esprit, pour appréhender l’inconfort du président avec le chef de la Police. Celui-là emploie, en sous main, de la stratégie qui consiste à mettre la PNH en coupe réglée de façon à l’utiliser pour faire basse police.

Normil Rameau, malgré l’étreinte (l’intérimat) qui le contraint dans son travail de police a tenté des actions pour résoudre les problèmes de l’insécurité aggravée par le pullulement de réseaux de gang encouragé par le laxisme complice des autorités politiques.

Normil Rameau, a developpé son sens de leadership pour ramener à s’asseoir autour de la table de dialogue les policiers frustrés. Cela a conduit momentanément, à une pacification au sein de l’institution policière qui était au bord de l’implosion.

Un long travail accompli pendant neuf (9) mois avec une volonté chevillée au corps de faire mieux et bien qui de loin est en balance a celui de trois (3) ans que l’autre avait fait.

Le DG a.i, Normil Rameau reste et demeure un policier attaché à son seul soutien, la base (agents de police). Il a fait ce qu’il a à faire même quand il avait les batons dans les roues.

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