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Lucmane Délile: un nouveau valet au service de Jovenel Moïse.

Me. Lucmane Délile occupe, depuis le 5 Mars 2020, date de son installation, le poste de Ministre de la Justice au sein du nouveau gouvernement de facto que le président Jovenel Moïse a mis en branle peu après qu’il eut déclaré caduc le parlement haïtien le deuxième lundi de Janvier 2020, soit le 13 Janvier. Il avait été choisi, le sait-on, bien avant l’établissement du gouvernement de Joseph Jouthe, pour remplir cette fonction. Mais, les intempéries socio-politiques n’étaient pas favorables au premier Ministre désigné d’alors, Fritz William Michel, qui avait été, au demeurant, abandonné, à la suite d’un scandale retentissant de surfacturation de cabrits améliorés dont il serait à l’origine à l’époque où il administrait une institution de l’Etat haitien.

Comme à l’accoutumée, à chaque fois qu’il est question de formation de cabinet de gouvernement, les tractations se dessinaient autour de l’édification du nouveau gouvernement dont le pays avait besoin, non pas pour le sortir de sa situation stagnante dans laquelle il s’est englué, mais, pour l’entrée en scène de pillage, de nouveaux copains politiques, afin de s’enrichir à leur tour aux dépens de la population dépossédée.


Aussi, certaines personnalités politiques, ont-elles été surprises de voir leur nom rayer sur la liste devant former le dit cabinet ministériel. Si le nom de Lucmane Délile, le pantin, y a pu bien être retenu c’est parce qu’il rassure de se comporter comme un béni oui-oui, un stylo à plume dans la main de celui qui l’a employé.

Fraîchement recruté, Me Lucmane Délile qui a vécu sous la paille, pendant ses derniers moments, a intégré ce cabinet pour vendre, de façon déloyale, ses services de « mètdam » au gré de la volonté et des intérêts politico-économiques du régime oligarchique qui détient maintenant le pouvoir.

Le Ministre de la Justice connait, autant que quiconque, que son choix n’est pas guidé par un simple hasard. Il sait qu’il doit tenir promesse à son employeur. C’est sa seule garantie pour durablement jouir du pouvoir. Voilà, ce qui pourrait expliquer la démesure dans ses actions.

Pendant plusieurs sorties, en one-man-show dans la presse, tenant des propos ronflants et malséants, en ce qui a trait au banditisme et à la criminalité sévissant dans des zones de la région métropolitaine, lesquelles sont assiégées par les gangs armés, Lucmane Délile a fait la promesse au cours de ses interventions, de faire retourner le calme et la quiétude d’esprit dans ces milieux qualifiés de non-droit. traitant de tous les vocables possibles les délinquants qui sont armés par les élus politiques, il a, en outre, menaçé de prendre à partie ces hors la loi, qu’ils se soient trouvés à gran ravin, village de Dieu et dans tous les recoins du pays.
Ses déclarations à l’emporte-pièce, ne sont pas suivies d’effet, car aucune action, à date, n’a été entreprise contre ces bandits terrorisant la population en se pavanant journellement armés de leurs fusils en bandoulière sans se heurter contre le moindre obstacle.

Pour faire en sorte d’agir à la satisfaction de son Maître et ainsi, d’allonger ses jours au poste qu’on lui a favorisé, l’homme de loi, s’attèle à chercher tout ce qui sert de nuisance au pouvoir en place et que son chef, n’hesiterait pas à s’en débarasser. Il doit, coûte que coûte, s’il tient à rester chef, le convaincre de sa capacité de prendre le taureau par les cornes.

C’est ainsi, Me Lucmane Delile, a pris fait et cause du pouvoir PHTK et s’en prend à tout venant qui s’y opposerait.

L’arrestation dite arbitraire du policier BLTS, Alexandre Jean Pascal, est un exemple probant attestant, de façon évidente, l’autoritarisme du pouvoir PHTK qui veut mettre sous coupe reglée les droits fondamentaux. Le syndicat policier, qui mène une bataille pour le respect des droits des agents de police, par la voix de son porte-parole, a monté au créneau pour dénoncer cet acte illégal en évoquant les conditions non élucidées de cette arrestation.

Me. Lucmane Délile, est, la nouvelle puissante marionnette dont le président Jovenel Moïse se sert pour accomplir ses macabres desseins. L’affaire du policier BLTS, faussement accusé, pour cause de son appartenance au groupe de 509 fantoms, est un pas de trop vers l’irrespect des droits de la personne. Un policier, cesse-t-il d’être citoyen à part entière, une fois intégré l’institution policière? Le policier, comment pourrait-il défendre, étant bras armé de l’Etat, le respect des lois et des droits si les leurs sont foulés au pied. Et si, en fin de compte, Pascal devait être considéré comme la monnaie d’échange par rapport au groupe 509 fantoms dont les mouvements subversifs de revendication nuisent à la continuité d’une paupérisation à outrance de la population par des hommes qui sont aujourd’hui au pouvoir.

En définitive, incarcérer des citoyens sous prétexte de fausses accusations, pendant que vous laissez parader des Gracia Delva, Prophane Victor, Fednel Monchery, ex-Deputé de la commune de Cite Soleil, Lemaire Pierre, c’est faire injustice à la justice.

Rédaction #LambiNews

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