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HAÏTI / INSÉCURITÉ: La police nationale censée être aux abonnés absents au Cap-Haïtien.

Depuis l’arrivée du Commissaire Divisionnaire Jean-Bazelais Bornélus à la tête de la Police nationale d’Haïti dans le Département du nord, il y a de cela plus d’un an, l’insécurité y croît dans une proportion très sérieuse particulièrement dans la deuxième ville, Cap-Haïtien.

Un peu partout dans la commune, des actes criminels dont des scènes de lynchage, des attaques à main armée contre des maisons de transferts et des chauffeurs de taximotos, des assassinats sont commis en plein jour ou presque et plusieurs fois à quelques pas des Commissariats. Dans certains quartiers dont la Petite Anse les chevaliers de nuits opèrent en toute quiétude. Dans d’autres banlieues notamment 2ème Cité Sainte Philomène, Lakou Ti Chodyè, Bel Air, Labory, Conassa, Shadda, des enfants et des jeunes circulent au vu et au su de tout le monde avec des armes blanches et des armes à feu. Parfois ils s’affrontent pendant de longues heures voire des jours semant ainsi la terreur et troublant la paix et l’ordre publics sans être inquiétés.

Cette situation cahotique et anarchique grossit la peur et la désolation des citoyens vivant dans la Cité christophienne, cette ville qui était jadis réputée tranquille et sécure. Sur les réseaux sociaux et dans les médias à travers les émissions de libre tribune, ils n’ont pas caché leur amertume, leur dépit et leur indignation face, d’une part, à la montée de l’insécurité, de la délinquance, de la criminalité et de la violence et d’autre part face au laxisme, à la non-chalance et à l’insouciance des autorités dont la Police nationale d’Haïti branche Nord qui visiblement n’adopte aucune mesure concrète pour intimider les bandits, les fauteurs de troubles ni pour les mettre d’état de nuire.

Dans ce champ libre offert par le Commandement de la PNH dans le Nord, les bandits ont encore frappé très fort au cours du weekend. Ils ont assassiné par balles samedi 10 octobre dernier aux environs de 9 heures du soir à Vertières, en face de Carrefour Nazareth à l’entrée-Sud de la ville, deux citoyens qui venaient à peine de descendre un bus de transport en commun qui revenait de Port-au-Prince. Il s’agit de Monsieur Lozier Thomas âgé de 65 ans et de Madame Claudette Prévil 60 ans. Tous deux semblaient revenir de l’étranger. Ils avaient avec eux des malles, des valises et autres effets personnels que la juge suppléante Benjamin Dieula du tribunal de paix de la Section Sud, après le constat légal, a remis au Service municipal de la Police Judiciaire (SMPJ) pour les suites nécessaires.

« Chacune des victimes a reçu un projectile », a précisé juge Benjamin.

À signaler que les malfrats circulaient à moto et sont partis tranquillement après leur forfait, selon ce que des témoins ont rapporté.

Soulignons que ce même samedi 10 octobre, au niveau de Cité Ste-Philomène toujours à l’entrée-Sud du Cap-Haïtien, un jeune homme a été lapidé, lynché puis brûlé vif par des individus qui l’ont accusé de tenter de voler dans la zone une motocyclette vers les 7 heures du soir.

Concernant ces 2 actes criminels, les autorités annoncent habituellement l’ouverture d’enquête.

Rappelons que l’appareil judiciaire au Cap-Haïtien est sous les verrous depuis environ 5 mois. Les Avocats du Barreau de la juridiction qui sont en conflit avec le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire le paralyse complètement pour exiger le remplacement du Doyen a.i du Tribunal de Première Instance Me. Jean Ralph Prévost.

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